— Bonjour à tous, bienvenue sur l'émission « La Voix est libre », une émission de l'association Picassoft dont on reparlera. Je suis avec Romain, Stéphane et Rémi de Picassoft.
— Bonjour. — Et « La Voix est libre », c'est une émission qui parle de logiciels libres et de culture libre généralement. Et l'émission d'aujourd'hui va parler de service web alternatif.
Et pour ça, on est avec Frédéric Urbain de Framasoft. — Bonjour. — Bonjour Frédéric.
— Alors on a prévu de te poser quelques questions en introduction. Donc on se lance immédiatement. Donc le numérique envahit notre société. On est tous conscients de ça aujourd'hui.
C'est pas très original. J'ai entendu Framasoft, même peut-être le directeur de Framasoft, dire que Framasoft voulait être un globule rouge dans ce contexte d'invasion du numérique par notre société.
Ça veut dire quoi pour toi être un globule rouge ? — Alors un globule rouge par opposition au globule blanc qui est dans la défense et dans la contradiction qui est là quand on l'attaque.
Le globule rouge, il amène de l'énergie et de l'oxygène. C'est ça qu'on a envie d'être, nous, pour la culture numérique en général, pour le libre en particulier. C'est d'être pourvoyeur d'oxygène, apporter des solutions et de l'énergie pour que tout ça fonctionne. Voilà.
— D'accord. Donc parmi toutes ces solutions, parmi ces actions, on voulait parler aujourd'hui notamment des services que vous proposez. Donc il y a une trentaine, je crois, de services web qui sont proposés aujourd'hui gratuitement à tout le monde,
ils permettent de faire à peu près la même chose que les services Google, par exemple, comme de l'édition de textes collaboratifs, la cartographie, des discussions en ligne. Toi, personnellement, quels sont tes services préférés parmi ceux proposés par Framasoft ?
— Évidemment, c'est l'un de nos plus grands succès. C'est le Framadate, ou Framadate, si vous préférez l'anglophilie, ce qui permet quand même de se donner des rendez-vous, de choisir qui apportera le dessert et qui apportera le pinard.
C'est vraiment un outil extraordinairement intéressant parce que plutôt que de s'envoyer des dizaines de mails ou de s'appeler en disant « Alors, t'es dispo quand ? T'es dispo dimanche ? T'es dispo mardi ? T'es dispo mercredi ? », eh bien du coup, les gens peuvent s'organiser.
Et notamment le monde associatif peut s'organiser grâce à cet outil. Et ça, c'est vraiment quelque chose qui apporte un confort. Et d'ailleurs, c'est un de nos services les plus utilisés.
— Combien d'utilisateurs, à peu près, je crois que ça commençait à pouvoir... — Alors je suis très mauvais pour donner des chiffres, je te le dis tout de suite
mais, je crois qu'on était aux alentours de 200 000 framadates ouverts en permanence, un truc comme ça. Je ne voudrais pas dire de bêtises parce que je suis un peu... Dès qu'il y a des chiffres, je suis un peu perdu, mais ça doit être ça.
— On corrigera sur le site, alors, si c'est nécessaire. — Oui c'est mieux
— Une autre question pour enchaîner. On réalise aujourd'hui que l'économie des géants du web, Google, Facebook, etc., passe très largement par la captation de données, notamment pour faire de la publicité.
On commence à réaliser que ça pose des problèmes, notamment de vie privée. À Framasoft, vous ne collectez pas de données, vous ne vendez pas de pubs. Et donc on vient de voir que vous avez quand même quelques milliers, voire dizaines, voire centaines de milliers d'utilisateurs.
Et donc la question, c'est comment vous faites pour financer vos services ? Tu vas me dire que c'est avec de l'amour et de l'eau fraîche, peut-être ?
— Alors peut-être, oui, il y en a. Il y en a dedans, c'est sûr. Mais il n'y a pas que ça. D'ailleurs, il y a du houblon aussi, beaucoup. Et il y a surtout des dons. On est sur l'économie du don, c'est-à-dire
qu'on demande qu'ils contribuent. Enfin, on demande aux gens de contribuer. Alors ils contribuent de toutes sortes de façons, mais notamment financièrement. Et j'espère que c'est pas trop invasif, d'ailleurs.
Quand on arrive sur les services, il y a notamment une petite fenêtre qui s'ouvre en disant « Est-ce que vous voulez pas donner un peu de sous pour Framasoft qui vous fournit ces services gratuitement ? ».
Et c'est vrai qu'on est resté sur l'économie du don, ce qui peut avoir des inconvénients, puisque aujourd'hui, c'est 95% de dons qui font tourner Framasoft, avec un budget quand même conséquent.
Peut-être que si jamais les dons se tarissent un peu, si jamais les gens préfèrent donner à Notre-Dame, par exemple, il se pourrait qu'on ait des problèmes de budget.
Pour l'instant, c'est pas le cas, franchement. Et l'avantage du don, c'est que quand on déçoit les gens, on le sait tout de suite. Parce qu'on voit la courbe des dons qui dégringole.
— Ça fait un contact, en quelque sorte, avec les utilisateurs.
— C'est ça, exactement.
— Dernière question, Fred, avant de te libérer. Pardon pour le jeu de mots. On a intitulé notre émission
La voix est libre, avec un X à voix. Or, il me semble que vous aviez un truc qui ressemblait à Framasoft. Tu penses qu'on devrait vous reverser des droits d'auteur pour ça, ou pas ?
Alors non, c'est votre contribution. C'est que vous apportez quelque chose, vous aussi. C'est la contribution de Framasoft à votre émission. Et puis c'est, en échange, votre contribution, puisque vous en parlez, donc votre contribution à Framasoft, avec ce petit jeu de mots, la voix est libre, vous permettez de faire en sorte que les gens sachent qui on est.
Et nous rejoignent. Donc moi, j'ai pas envie de vous demander des droits d'auteur. Et puis, de toute façon, le droit d'auteur, on n'est pas opposé au droit d'auteur, mais disons que la façon dont il est géré actuellement, c'est pas trop notre tasse de thé.
— Et bien, écoute, on va te remercier pour ces quelques mots, pour cette introduction à notre première émission donc. Donc, te libérer et peut-être te retrouver un petit peu plus tard pour... Enfin, pas aujourd'hui, mais je veux dire dans une autre émission, pour un autre sujet.
— Avec plaisir. Et en espérant que les histoires de technique ne nous embêteront pas cette fois-ci.
— Non, non, on en va progresser.
— Non, c'est moi qui devrais progresser, parce qu'apparemment, vous avez galéré pour me joindre.
— Allez, à bientôt, Fred. Merci.
— Merci beaucoup, Frédéric.
— A bientôt, bonne émission. Et puis surtout, faites-en plein d'autres.
— Merci.
— On va essayer.
— Au revoir.
— Alors, donc, pour enchaîner, le titre d'aujourd'hui, c'était des services web alternatifs. Les services web, ça tourne sur des serveurs.
Quentin, tu as la responsabilité de nous expliquer ce qu'est un serveur et peut-être même comment fonctionnent les serveurs sur Internet en quelques minutes. À toi la main.
— Et bien, si on veut faire très simple, finalement, un serveur, c'est simplement un ordinateur, comme un ordinateur que vous avez chez vous, que vous utilisez.
En revanche, c'est un ordinateur qui rend service à d'autres ordinateurs en répondant à leurs requêtes.
On peut donner tout simplement l'exemple de Google, qui est un moteur de recherche que vous connaissez.
Qwant, qui est un autre moteur de recherche que vous connaissez peut-être moins.
Et bien, quand on leur demande de faire une recherche, et bien, les serveurs de Google vont, ou de Qwant, vont nous rendre ce service.
Et c'est simplement des ordinateurs qui vont faire les calculs et nous renvoyer les résultats de recherche.
Mais pour pouvoir communiquer avec ces serveurs, et bien, il faut des intermédiaires.
Et ça, c'est ce qu'on appelle les fournisseurs d'accès à Internet.
Et en fait, utiliser un service sur Internet, donc, comme on l'a dit, c'est utiliser l'ordinateur de quelqu'un d'autre.
Et le fournisseur d'accès à Internet, c'est simplement l'intermédiaire qui va se placer entre votre ordinateur et l'ordinateur de ce quelqu'un d'autre, que ce soit Google ou autre service.
Et donc, on peut faire l'analogie entre le fournisseur d'accès à Internet et un bureau de poste.
C'est-à-dire que vous allez déposer votre requête dans le bureau de poste qui est à côté de chez vous.
En l'occurrence, le fournisseur d'accès à Internet chez qui vous avez souscrit.
Ça peut être Bouygues, ça peut être Orange, ça peut être un fournisseur d'accès à Internet associatif.
Et ce fournisseur d'accès à Internet va se charger de passer de proche en proche.
Votre requête à d'autres fournisseurs d'accès à Internet, comme à d'autres bureaux de poste.
Et ça va arriver donc sur les serveurs de Google.
Donc voilà globalement comment fonctionne la plupart des, enfin, l'ensemble des services en ligne.
— T'as cité quelques services, quelques FAI commerciaux.
T'as expliqué rapidement qu'il y avait aussi des services associatifs.
Est-ce qu'il y en a un qu'on pourrait citer peut-être ? — Oui bien-sûr, en particulier à l'UTC il y a le FAI associatif, donc FAI pour fournisseurs d'accès à Internet, Rhizome.
R-H-I-Z-O-M-E, qui est un FAI monté par des étudiants.
Et qui fait la même chose que Bouygues et compagnie, mais en respectant votre vie privée.
— Vous pouvez d'ailleurs aller voir leur site web à rhizome-fai.net.
— Exactement.
— Merci Quentin pour cette présentation de ce qu'est un serveur sur Internet.
Je crois que là, Rémi, c'est toi qui es en charge maintenant peut-être de nous expliquer pourquoi est-ce qu'on a besoin de services alternatifs.
On l'a dit, en fait, il y a déjà des tas de trucs gratuits qui existent en ligne.
On a cité Google Search, on aurait pu citer Google Maps, Google Docs, Google tout ce qu'on veut.
Il y a Doodle, par exemple, qui permet de prendre des rendez-vous,
alors que Frédéric nous a parlé tout à l'heure de Framadate, de son alternative libre.
Il y a Messenger, par exemple, évidemment, sur les réseaux sociaux.
Pour les utilisateurs, peut-être un peu plus dans le monde de l'informatique ou de l'ingénierie, il y a des systèmes comme GitHub, comme Slack.
Bref, on a l'impression qu'il y a un peu tout qui existe.
Donc la question, c'est pourquoi est-ce que ça ne suffit pas ?
Pourquoi est-ce que Framasoft, ou on va le voir, Picasoft, proposent d'autres choses ?
— Oui, alors comme tu l'as dit Stéphane, effectivement, il existe déjà beaucoup de services qui fonctionnent
et qui fonctionnent très bien.
On ne peut pas reprocher à Google ou à Google Maps de ne pas fonctionner.
Ils font très bien le boulot.
Maintenant, le problème, c'est qu'avoir uniquement ces services,
ça crée une centralisation d'Internet et ça donne beaucoup de pouvoir à très peu de gros acteurs.
Et donc, ces gros acteurs, ensuite, ils font un petit peu ce qu'ils veulent.
Ils exploitent vos données comme ça leur chante.
Ils pourraient à terme monétiser leurs services du jour au lendemain sans vous demander votre avis.
Ils ont aussi un monopole. Ils font ce qu'ils veulent avec les conditions d'utilisation.
Ils revendent vos données, ils font de la pub, etc. Et pourquoi ça fonctionne ?
Parce que ça fonctionne s'il n'y a pas d'alternative, en fait.
Si demain, seul Google Maps propose un service de cartographie,
vous serez obligés de l'utiliser dès que vous voudrez avoir un service de cartographie en ligne.
C'est pour ça que Picasoft et Framasoft, d'ailleurs Framasoft avant,
s'inscrivent dans une optique de décentralisation d'Internet, c'est-à-dire créer plein de petits acteurs
qui vont proposer des services et qui vont donc donner un choix.
Ensuite, les utilisateurs peuvent donc décider de quels services ils vont utiliser en fonction
des conditions d'utilisation, des conditions tarifaires éventuellement,
que le service soit gratuit, derrière un abonnement, etc.
Et donc utiliser vraiment ce qu'ils veulent pour faire ce qu'ils ont envie de faire.
— Donc c'est de donner du choix, tu l'as dit.
Alors, c'est également donner du choix entre effectivement des services, on va dire peut-être commerciaux, privés,
certains diront privatifs, et puis des services libres. Est-ce que tu peux peut-être nous préciser en deux, trois mots ce qui caractérise un service libre
comme ceux qui sont émergés encore une fois, par exemple, par Framasoft et Picasoft ?
— Oui, alors un service libre, c'est d'abord un service qui utilise un logiciel libre.
Donc, c'est-à-dire un logiciel dont le code est d'ailleurs déjà open source.
Donc vous pouvez aller voir à l'intérieur comment ça fonctionne, vérifier ce que le logiciel fait.
Vous pouvez aussi le modifier librement pour en faire ce que vous voulez, si vous avez envie de lui donner un fonctionnement différent.
Vous pouvez l'installer soi-même, vous-même pardon, sur vos propres ordinateurs. Donc auto-héberger vos services.
D'ailleurs, l'auto-hébergement, c'est quelque chose qui n'est finalement pas si compliqué que ça, et pas très cher.
Avec un petit ordinateur à une trentaine d'euros chez soi, on peut déjà faire beaucoup de choses.
Et surtout, le service libre, c'est aussi une transparence sur le service,
donc sur la gestion de celui qui l'héberge, donc l'association, par exemple, qui est transparente,
et la gestion des données des utilisateurs qui est faite après,
avec notamment des conditions générales d'utilisation simples et qui respectent votre vie privée.
— Je me permets juste de préciser que finalement, pourquoi est-ce qu'on devrait plus faire confiance aux associations
comme Framasoft ou Picasso qu'aux géants du numérique ? Tout simplement parce que nous n'avons pas de but commercial.
Donc ça enlève beaucoup d'incitatifs à faire de l'argent avec les données. Voilà.
— Et puis, comme l'a dit Rémi, il y a cette notion de transparence,
c'est-à-dire qu'à un moment, malgré tout, on a cité plusieurs fois Google Maps,
et bien le code in fine, on ne le maîtrise pas complètement. et donc, il peut y avoir un certain nombre d'informations,
de collecte d'informations qu'on n'est pas capable aujourd'hui de contrôler.
Alors que si vous prenez son alternative OpenStreetMap, 100% du code est ouvert, donc on peut vérifier exactement
ce qui se passe au niveau des serveurs. Les informaticiens peuvent le faire au moins.
— Puis je rajouterais, du coup, que la grande diversité, autour du libre, c'est aussi, du coup, avoir le choix à qui on va faire confiance, à des petits acteurs locaux
qu'on peut peut-être rencontrer plus facilement. — Alors, en parlant de petits acteurs locaux,
et bien, donc, on s'est cités depuis tout à l'heure plusieurs fois. Donc, on est membre de l'association Picasoft.
On a, en quelque sorte, copié ce que faisait Framasoft. Donc, comme eux, on héberge des services que tout le monde, pas seulement les utcéens, peuvent utiliser.
Bon, alors, pour le moment, on n'a que deux services officiellement, mais on les héberge super bien.
Est-ce que quelqu'un ici, peut-être Romain, veut nous en dire deux mots de ces deux services ?
Alors, on a deux super beaux services qui s'appellent le pad et la team. Alors, le pad, qui est accessible à l'adresse pad.picasoft.net,
c'est un service qui sert à taper du texte. Donc, ça a l'air tout bête comme ça. C'est une sorte de Word minimal ou de libre-office minimal, si on préfère.
Sauf que, son intérêt, c'est qu'on peut y accéder directement depuis son navigateur et qu'on peut l'éditer à plusieurs.
C'est-à-dire que, dès qu'on crée son PAD, donc un document texte, en fait, on peut lui donner une URL, c'est-à-dire l'adresse qu'on tape dans son navigateur
pour y accéder, et il suffit simplement de donner cette URL à quelqu'un d'autre, pour que cette autre personne puisse l'éditer en même temps.
Et c'est vachement bien fait, c'est-à-dire que chaque personne, par exemple, va taper et ça va se faire en direct. On va voir une couleur associée
à chaque personne, on peut laisser des commentaires, enfin, c'est vraiment bien fait pour travailler à plusieurs sur un sujet précis.
Et la team, en fait, c'est une instance du logiciel Mattermost, c'est une sorte d'alternative à Slack, à Messenger,
à Discord, enfin, tout ça, c'est des logiciels de messagerie.
Ça sert à simplement échanger des messages, mais de façon plutôt bien organisée.
C'est-à-dire que quand on veut parler d'un sujet spécifique, par exemple, tous les messages qui vont traiter de ce sujet vont être isolés et mis dans un endroit
spécifique auquel on pourra accéder par la suite si on veut retrouver l'information. On peut organiser, donc, les discussions par sujet.
Il y a tout un tas d'autres fonctionnalités que vous pourrez aller voir parce que ces deux services sont accessibles gratuitement, il suffit d'aller dessus et de
s'inscrire pour y accéder. Et donc, nous, Picasoft, comme on héberge ces services, vous pouvez savoir comment on les héberge, c'est-à-dire qu'on publie, en fait,
comment on fait pour les mettre en ligne, quel logiciel on utilise. Donc, déjà, vous pouvez reproduire tout ce qu'on fait chez vous. Et puis, en plus, surtout, on s'engage à ne collecter qu'un minimum de données,
c'est-à-dire les messages que vous tapez et les documents en texte que vous tapez, et surtout, à ne les communiquer à personne d'autre, à ne pas les exploiter, sauf, évidemment, pour des raisons purement techniques.
Alors, ça a l'air obscur comme ça, mais ça veut juste dire que si vous voulez voir les messages que vous avez tapés, il faut bien qu'on les enregistre quelque part et qu'on vous les montre.
— Merci, Romain. Alors, on voulait également aborder d'autres services. On voulait également aborder d'autres services, donc, disais-je.
Notamment, parler un peu plus d'autres services de Framasoft. Frédéric, en début d'émission, nous a parlé de Framadate, une alternative à Doodle.
On pourrait parler de Framaforms, donc framaforms.org, une alternative à Google Form. Est-ce qu'on le fait
un peu en canon, là ? Est-ce que vous voulez chacun en citer un ?
— Oui, moi, je dirais, Framatalk, framatalk.org, qui est une sorte d'alternative à Skype, mais directement dans votre navigateur web.
— Oui, alors, à mon tour, allez. Framindmap, donc framindmap.org, un service pour réaliser des cartes mentales directement
en ligne et collaboratives, que vous pouvez ensuite partager. Donc, ça peut faire, par exemple, un plus avec
les services de pad, etc., pour l'organisation.
— Il y a aussi Framadrop, qui est un service qui vous permet d'envoyer des fichiers trop gros pour passer dans un mail, par exemple. Vous mettez juste le fichier
sur Framadrop, vous envoyez un lien à quelqu'un, et il peut le récupérer.
— Il y a framagenda.org qui permet de gérer un agenda, de pouvoir ensuite l'intégrer, de l'utiliser à travers une interface web ou de l'intégrer
dans un client comme Thunderbird, par exemple.
— Il y a framalliste.org qui permet de gérer des listes de diffusion par mail, par exemple, pour les associations.
— On parlait tout à l'heure de GitHub, donc vous avez une alternative, une instance de GitLab qui est hébergée par Framasoft à l'adresse framagit.org.
— Mais bon, j'ai l'impression qu'il y a quand même pas mal de logiciels qui commencent par Frama. C'est bizarre, quand même. Ça donne l'impression que tout le web du libre, c'est que
des gens de chez Framasoft, là, une petite dizaine, je ne sais pas, peut-être qu'ils sont 30, 40, 50 barbus qui s'amusent à faire tous les services du web, mais il n'y a rien d'autre.
— Alors, c'est un peu un biais de cette première émission, mais on l'a fait exprès. On a voulu essentiellement parler des services aujourd'hui offerts
par Framasoft et de ceux que nous, on offre à Picasoft. Mais en fait, on parlera plus tard dans d'autres émissions, on parlera des CHATONS
qui sont d'autres hébergeurs, qui du coup proposent d'autres services libres. On aurait pu parler d'OpenStreetMap,
on l'a évoqué un petit peu, ou de Umap, qui offre des services cartographiques. Bref, on n'en parle pas trop aujourd'hui, mais on aura l'occasion de revenir sur d'autres
trucs libres qui ne commencent pas par Frama. Est-ce que quelqu'un veut lancer le quiz ?
Eh ben, c'est parti ! Du coup, juste avant de se quitter et d'écouter une petite musique, on vous a préparé
un petit quiz sur lequel on vous invite à réfléchir. Donc, parmi les mesures suivantes, laquelle, promue par l'association Framasoft dans le cadre de sa
campagne Dégooglisons Internet, permet de lutter contre la centralisation du web ?
Alors, première réponse, il faut pirater les codes sources des applications des services privés comme Google Search, Skype ou Facebook pour les installer sur ses propres serveurs
Réponse 2, il faut devenir une énorme entreprise française capable de concurrencer Google, Amazon, Facebook, Microsoft et Apple réunis.
Réponse 3, il faut créer un réseau parallèle à Internet où tous les logiciels seraient nécessairement libres et on pourrait l'appeler par exemple Unsecure.
Réponse 4, il faut proposer des services web alternatifs afin que chacun puisse avoir plusieurs choix.
— Réponse après la musique. — Alors, on va écouter Tracing My Steps de Radioontheshelf.
— C’était Tracing My Steps par Tobias Weber alias aussens, A-U-S-S-E-N-S, que vous pouvez retrouver sur le site ccmixter.org. C’est une musique libre de droit
que vous pouvez réutiliser pour vos propres contenus.
Il est temps de répondre au quiz que nous vous avions donné juste avant. La réponse était la réponse 4 : proposer des services web alternatifs afin que chacun puisse avoir plusieurs choix. Évidemment l’idée n’est pas
de pirater tout Internet ou de créer un réseau de hackers très sombre et totalement parallèle, mais bien de créer de la diversité et de permettre à chacun de faire ses choix.
Et donc sur, pour que vous puissiez faire vos propres choix, deux références : framasoft.org sur lequel vous retrouverez l’ensemble des actions de Framasoft et framablog.org sur lequel vous pourrez lire des billets de blog rédigés par les contributeurs de Framasoft.
Et donc, de notre côté picasoft.net, le point d’entrée sur tout ce que l’on fait à l’association et dont on reparlera peut-être plus tard et school.picasoft.net qui contient
des présentations, des tutoriels, des ateliers afin de permettre, à vous aussi, d’être acteur de cette belle décentralisation dont on reparlera dans une prochaine émission.
Merci beaucoup Romain, Stéphane et Rémy d’avoir été avec nous et on se retrouve une prochaine fois.
— Au revoir. — Au revoir. - Au revoir.